101,5

        Non, ce n'est pas la nouvelle fréquence radio de la FFVL mais la distance que nous avons réalisé Christophe et moi ce samedi 17 août au départ de Moustiers St Marie ! Moteur :

Cela faisait 3 jours qu'on attendait une journée propice pour quitter le bocal déjà magnifique et très étendu de Moustiers. Ce matin là, on a senti que c'était la bonne. On prépare le matos et on monte au décollage. Objectif : Dormillouse, 62 km et après, on verra. Tout 1e monde avait dû se refiler 1e mot, i1 y avait un monde fou, on se serait cru à St Hilaire au plus fort de la fète. Bon, on se prépare tout en mangeant la moitié de notre casse-dale. Je repère un petit paquet de pilote du coin prêt à en découdre. La veille, Bernard Pham Van Minh, un fin pilote était venu à Moustiers au terme d'un vol de 60 à 70 km, son premier cross ! Il était remonté comme une pendule. Sincèrement, il m'énervait parce que moi, je n'avais encore rien fait. Bon, on se met en l'air, que dis-je 40 voiles se mettent en l'air ! Christophe et Daniel partent comme des balles et filent le train au chinois. Bordel, je pilote comme une merde et me fait mettre en thermique par une Stardust, une Mérak et même un biplace, bonjour le moral. Enfin un thermique me sort de la curée. Plafond , je file comme une balle... -5, -6 tout le long. Retour en catastrophe au pied du site à racler le caillou. Pendant ce temps, j'entends tous les cochons :

"-Oui, 2200 je pars en transition, à toi.

-je suis arrivé à la montagne de Beyne, je t'attends, le Chinois est devant. Tout va bien. Tu sais où est Jérôme ?

- Non ".

Rrrhhhaaa!!! Je coupe la radio, dépense 1,5 litre de sueur et remonte enfin au plafond, arrivé au bout du site, un plein 2200, transition avec une Oméga 3, une Samba et une Alto. Nous arrivons sur Beyne. Rien. Tout le monde descend, re-pieds dans les caillou. Le cycle repart et nous filons à trois vers la montagne du Cousson en compagnie d’Omega et Samba. C'est donc stable en basse couche. Les brises n'arrivent pas à s'installer. Il faut vraiment arriver au bon moment, sinon...au tas. J'arrive sur le Cousson et j'entends :

"- Ici Bernard, je suis posé au pied du Cousson."

Voilà une belle arrivée entre les cycles. Un petit sourire méchant apparaît au coin de mes lèvres. Daniel, lui, est très haut et passe le Cousson direction Digne pour raccrocher la crête de Liman. Hélas trop bas, il se pose au nord de Digne.

Je retrouve Christophe qui sort d'une demi-heure de galère au ras du caillou, chaud. Nous voilà à deux sur le Cousson à attendre le thermique salvateur. Le voilà. Deux, trois tours. Christophe décale. Pas moi. Ca monte devant. Il décale beaucoup, trop à mon goût. Et paf, je sors du thermique et lui part comme une balle dans le noyau, bordel de M… Retour au site et on recommence.

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