O Sole Millau !

           C’est sur aimable invitation de Philippe Lance, propriétaire terrien dans le Larzac à 20 minutes des sites de parapente, d’une petit battisse du 16ème siècle et d’un lopin de terre conséquent, qu’est née l’idée de faire de Millau la destination de la sortie club annuelle. Invitation qu’ont accepté Miltiade Léger, Pierre-André Guénégo, Etienne Claudon, Julien Français, Jean-Michel Kobuta, Michel Louis et moi-même.

L’accueil de notre châtelain est sans faille. D’énormes drapeaux flottent dans le vent du grand Causse. Ces derniers serviront de biroutes à ceux qui relèveront le défi : venir se reposer à la maison… Nous plantons les tentes sur le grand terrain arboré, à la végétation aride et un peu hostile. Cuisine au feu de bois exclusivement, salle de bain grand luxe de par sa taille, rationnement en eau de pluie collectée (10 litres par personne et par jour), les repas seront pris en terrasse à la lueur des photophores.
Pour les besoins naturels de chacun, nous nous mettons d’accord, une pelle pour tous, mais chacun son trou…comprenne qui pourra !
Le clou de notre hôtel aux 1000 étoiles est notre « frigidaire ». Economique, écologique et silencieux : un gouffre d’une quinzaine de mètres qui, grâce à un système de poulie et un sac de spéléo, nous permet de conserver nos vivres et liqueurs à une température avoisinant les 12°C. Une obligation étant donné les températures caniculaires de cette fin de mois de juillet.
D’ailleurs dans la semaine, une équipe de courageux aventuriers s’est lancée dans une mission de sauvetage périlleuse, à la recherche de notre cubi de Sauvignon (qui avait décidé de se faire la malle), pour découvrir de grandes salles voûtées sur plusieurs étages. En effet il s’agit d’anciennes caves d’affinage. C’est sûr, nous sommes au pays du Roquefort !!!

Revenons à mon objectif 1er, voler, voler et encore voler !!!!! Cette année j’ai pas mal bourlingué avec ma voile. Ca fait un peu plus d’une année que je vole. J’ai quelque chose comme 90 vols, je commence tout juste à thermiquer un peu, et le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai faim de barbules, de plafonds et de transitions. J’espère bien profiter de l’expérience de mes camarades pour arriver à mes fins. Notre terrain de jeu est vaste, somptueux et sécurisant.

Nos deux sites principaux seront la Puncho d’Agast et Brunas. La Puncho est une presqu’île rocheuse située entre la vallée du Tarn et la Dourbie. Avec ses 500m de dénivelé, 3 décos orientés de sud à nord assez simples, 2 vastes attérros, le site est connu pour son bon rendement thermique. Il y a même un bar sympathique pour prévenir la déshydratation des nancéiens peu habitués aux 36°C quotidien de la région. Brunas est un site de 300m de dénivelé, orienté nord à nord-est sur le plateau du Larzac, formé par une belle falaise en arc au rendement prometteur, à quelques centaines de mètres du fameux et majestueux viaduc, et grand luxe, ça repose partout au-dessus !

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Julien au-dessus de la Puncho