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Vol au-dessus d'un nid de Goniches
Je me souviens d'un
certain hiver 1999 où les Goniches (nom donné aux habitants
de mon village : Villey St Etienne) pris d'une folie amicale se saluaient
du toit de leurs maisons dans un climat d'entraide, au détriment
des rues de notre village désertées de leurs occupants habituels. Ah, ce ciel ! Source de tant d'envies et de croyances, fabuleux terrain
d'aventures, espace privilégié pour le rêve laissant
libre cours aux désirs de convoitise pour certains et de liberté
pour d'autres, défi aux lois du rationnel pour nous, malheureux
bipèdes soumis à cette apesanteur et dépourvus des
organes nécessaires à son appréhension… Dans le domaine de l'air, un des aboutissements techniques issu tout
droit des méandres du cerveau de ces quelques fous se présente
à nos yeux sous la forme d'un bout de tissu, d'un harnais et de
quelques fils pour relier le tout : j'ai nommé le parapente. Technique
me direz-vous ? Ne vous fiez pas à l'apparence, des études
très sérieuses ont permis cette réalisation et je
n'ai pas la prétention de vous en expliquer les détails.
Quoiqu'il en soit, il nous est enfin possible, depuis environ deux décennies
de réaliser le vieux rêve d'Icare ! En général les massifs montagneux privilégient cette
activité, mais sa pratique se fait également en plaine,
où l'apport d'un moteur permet au parapente de s’élever
sans dénivelé.
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19 février 2003 |