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Coup de chapeau (ou de casque) au Comité Départemental de Vol Libre
et plus particulièrement à son président Jean-Michel PETITOT.
Tout a commencé lors de la dernière AG du CDVL à l’issue de laquelle,
son président Jean-Michel PETITOT, a rappelé à chacun des membres la possibilité
de mettre sur pied des projets originaux pour partager et promouvoir notre
activité favorite.
Vacataire dans un collège de l’agglomération de Nancy, j’en profitais
donc pour initier, dès les beaux jours, un projet «découverte du parapente »
auprès des jeunes dont j’avais le suivi.
Après accord du Proviseur et des parents, c’est donc en partenariat avec
le responsable du Dispositif d’Aide à l’Insertion Professionnel du collège
Jean Moulin, qu’une dizaine d’ado goutterait à de toutes nouvelles sensations.
Après divers préparatifs, conseils et explications des différentes lois
aérodynamiques, le 06 août 2000, rendez-vous fût pris pour cette grande
aventure que chacun attendait maintenant depuis trop longtemps. Ne restait
plus qu’une météo favorable et tout serait parfait.
Des 11 heures, tout le monde était à pied d’oeuvre sur le site de Pagny-la-Blanche-Côte
(55). Bi placeurs du club Vol Ô Vent et les jeunes font rapidement connaissance.
Rires, éclats de voix se mêlent aux questions et aux interrogations des
uns et des autres. Déjà, les binômes s’organisent. Mais vite, plus de
temps à perdre : les conditions sont favorables et rien ne sert d’attendre.
L’appréhension, la crainte, la peur, avant le décollage gagnent déjà quelques-uns.
Harnachés, sanglés, casqués, il est maintenant trop tard pour refuser :
une seule pensée courir.
Au bruit lourd des pas sur un sol encore humide de la rosée matinale,
précède maintenant un claquement d’aile qui déchire ce silence presque
trop pesant.
Amorphe, sans vie, ce chiffon qui reposait à terre il y a encore quelques
minutes à peine, s’élève maintenant au-dessus des têtes en une structure
harmonieuse, souple et vivante.
Quelques pas de course, dans un vent faible et doux de cette matinée d’été,
auront suffit pour tuer cette phobie du vide et laisser place à des sentiments
de légèreté, d’espace et de liberté.
A tour de rôle, les passagers prendront, une fois puis deux fois, le chemin
des airs. Encore et encore avec une facilité déconcertante, ils reproduiront
cette gestuelle, si rapidement acquise : une course lente et sûre
qui les arrache à l’attraction terrestre.
«Je ne pensais qu’à une chose » me diront ils plus tard : « Pas
perdre la face devant les copains » ; « courir dès le top
et ne plus s’arrêter ».
Ce jour la, ces jeunes ont non seulement accompli un exploit personnel,
mais se sont prouver qu’ils étaient « capables de », capables
de se réaliser, de faire confiance en l’autre (l’adulte), d’une façon
plus large, surpasser une certaine angoisse de l’échec :
Réussir c’est possible.
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